La performance, pour quoi faire?

©Jack Garofalo

Ça va ? Vous vous sentez à la hauteur ? Comment ça, « vous n’êtes pas sûr(e) » ? Pas de panique, c’est normal. Nous sommes quotidiennement soumis à une double injonction :

  • Une injonction de performance professionnelle tout d’abord : vos « objectifs » doivent être « ambitieux » et vous permettre d’atteindre « rapidement » un haut niveau d’« excellence ».
  • Une injonction de bonheur personnel ensuite : notre société du « bien-être » met tout à votre disposition pour que votre « qualité de vie » s’améliore et que vous puissiez vivre une « meilleure expérience » (collaborateur(trice) / client(e) / parent / conjoint(e) / …).

Conséquence ? Cette quête paradoxale de la performance ET du bonheur est entêtante, comme une petite musique qui nous renvoie sans cesse à notre propre valeur. « Suis-je à la hauteur ? » Elle peut générer de l’insatisfaction, voire de la frustration. Ajouter à cela un rythme frénétique, une surcharge de travail, un trop-plein d’information… et vous avez la parfaite équation du burnout !

Changer de région ? C’est une idée. Changer de métier ? Pourquoi pas. Et si vous changiez de prisme ? Évoquons ensembles quelques pistes :

  • Et si on essayait de se focaliser sur nos talents à maximiser, plutôt que sur nos « points d’amélioration » ?
  • Et si on privilégiait l’entraide et la collaboration au sein des équipes ? Si vous ne savez pas le faire, quelqu’un d’autre sait, non ?
  • Et si être heureux, c’était tout simplement faire de son mieux selon ses ressources et ses appétences ?
  • Et si le bonheur, c’était tout simplement de prendre le temps, le temps pour soi et pour sa famille ?

Et si, finalement, votre plus belle performance, c’était de devenir la meilleure version de vous-même ?

C’est vous qui voyez… 😉